Mon plan Nord
La chronique de Jean-Benoît Nadeau
J’ai découvert le Plan Nord il y a 21 ans, à l’été 1991, alors que le magazine L’actualité m’avait envoyé à Chibougamau pour faire un reportage sur la Route du Nord, que Cree Construction ouvrait dans la brousse entre Chibougamau et Nemiscau en territoire cri.
Toujours studieux, j’avais rencontré tout ce qui bouge : les maires, la Société de développement de la baie James, le Grand Conseil des Cris, Cree Construction et même le chef du Conseil de bande de Mistissini.
Le chef de bande de Mistissini m’avait surpris en faisant valoir que la compagnie d’exploitation forestière locale était une compagnie crie. « On veut se développer », m’avait-il dit, en insistant sur le « se ».
Les gardiens de la tradition
À l’époque, depuis la crise d’Oka en 1990, les relations entre le gouvernement du Québec et les Indiens étaient exécrables. Les Cris étaient à couteaux tirés avec le gouvernement du Québec et cherchaient à couler le projet hydroélectrique Grande-Baleine.
Or, les propos du chef de Mistissini montrait que, hors du discours politico-traditionaliste, les Cris étaient moins «castor et petits oiseaux» qu’ils le disaient à New York et qu’il suffisait de venir dans le bush pour s’en rendre compte.
Bref, toute la controverse de Grande-Baleine ne portait pas sur un refus sur la base de principes traditionalistes fumeux, mais bien au contraire sur le désir de participer, ce que ni le gouvernement du Québec, ni Hydro-Québec, ni l’ONU, ni l’ensemble de la presse anglo-américaine ne semblaient ou ne voulaient comprendre. Lire la suite...



Rédigé par : Francois Verret | 24 avr 2012 15:44:21
Merci pour cet article. Svp faite le circuler pour que les québécois comprennent enfin que le gouvernement n'a pas l'intention de financer les minieres, mais bien de fournir des guides et certaines installations: port et voies ferrés qui seront utilisé par tous.
oui je suis un peu biaisé car je travaille pour le domaine minier, mais je suis capable d'analyser la situation et reconnaitre une bonne initiative lorsque s'en est une. il faudra en finir avec la pensé magique et le 'pas dans ma cour'.
Francois Verret
Rédigé par : andre | 24 avr 2012 15:42:23
le probleme c est pas le plan , c est pluto celui qui le dirige , on as l impression qu avec le gouverment qu on as qu il donne tous au compagnie et surtous celle qui vienne d ailleur...
Rédigé par : Arthur Bélanger | 24 avr 2012 15:41:32
Enfin, un journaliste qui écrit un texte songé, calmement, avec jugement équilibré, sans tomber dans la lutte politique «à la mode» contre Jean Charest et le PLQ! C'est rafraîchissant.
Rédigé par : Cécile Duchesne | 24 avr 2012 15:35:26
Mais voyons, vous passez beaucoup trop de choses sous silence. C'est incroyable de mauvaise foi cet article. Vous êtes journaliste ou propagandiste???
Rédigé par : Hubert Verrees | 24 avr 2012 15:27:02
Très bonne analyse et en plus, un chroniqueur qui ose reconnaître que la plaisanterie de Jean Charest était bonne, n'en déplaise aux coincés des causes inutiles.
Rédigé par : Carl Tournier | 24 avr 2012 14:58:23
Bonjour monsieur Nadeau,
Je vous trouve enthousiaste par rapport à ce plan Nord et pour cause. Il est vrai que nous avons tourné le dos à ces richesses naturelles depuis longtemps. Les causes politiques, économiques ou sociales de cette inaction sont difficiles à cerner mais vaut mieux tard que jamais comme on dit.
Je suis toujours féru d'actualités et d'opinions différentes pour pouvoir me forger une idée par rapport à une mesure, une politique, un plan d'action. Pour cela, je vais donc puiser les infos (et opinions) à différentes sources.
Je vous invite donc à voir cette vidéo d'une douzaine de minutes qui nous fait voir le Plan nord sous un autre angle. C'est très intéressant.
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=6PPDcUoO6Xc#%21
Rédigé par : Stéphane | 24 avr 2012 14:56:50
Qui n'est pas d'accord avec ça à part les écologistes? Le problème, ce n'est pas le plan nord en tant que tel, mais ce que ça va nous rapporter au bout de la ligne. Et il faut que ça rapporte plus que des jobs. Ce sont nos richesses et une bonne partie des profits doivent revenir à la société québecoise et pas seulement dans les poches d'une petite gang d'actionnaires. C'est là toute la controverse et avec un premier ministre corrompu comme Charest, il n'y a personne qui a confiance en ce projet.
Rédigé par : Wilfred Roussel | 24 avr 2012 14:52:08
Vous parlez de retombées économiques à Montréal équivalentes à un stade olympique par année. Diantre, ça en fait des éléphants blancs. Hé,hé.........