« C’est la faute aux médias sociaux | Accueil | Gouverner? Trop compliqué! »

24/04/2012

Mon plan Nord

Blog3La chronique de Jean-Benoît Nadeau

J’ai découvert le Plan Nord il y a 21 ans, à l’été 1991, alors que le magazine L’actualité m’avait envoyé à Chibougamau pour faire un reportage sur la Route du Nord, que Cree Construction ouvrait dans la brousse entre Chibougamau et Nemiscau en territoire cri.

Toujours studieux, j’avais rencontré tout ce qui bouge : les maires, la Société de développement de la baie James, le Grand Conseil des Cris, Cree Construction et même le chef du Conseil de bande de Mistissini.

Le chef de bande de Mistissini m’avait surpris en faisant valoir que la compagnie d’exploitation forestière locale était une compagnie crie. « On veut se développer », m’avait-il dit, en insistant sur le « se ».

Les gardiens de la tradition

À l’époque, depuis la crise d’Oka en 1990, les relations entre le gouvernement du Québec et les Indiens étaient exécrables. Les Cris étaient à couteaux  tirés avec le gouvernement du Québec et cherchaient à couler le projet hydroélectrique Grande-Baleine.

Or, les propos du chef de Mistissini montrait que, hors du discours politico-traditionaliste, les Cris étaient moins «castor et petits oiseaux» qu’ils le disaient à New York et qu’il suffisait de venir dans le bush  pour s’en rendre compte.

Bref, toute la controverse de Grande-Baleine ne portait pas sur un refus sur la base de principes traditionalistes fumeux, mais bien au contraire sur le désir de participer, ce que ni le gouvernement du Québec, ni Hydro-Québec, ni l’ONU, ni l’ensemble de la presse anglo-américaine ne semblaient ou ne voulaient comprendre. Lire la suite...

Commentaires

Flux You can follow this conversation by subscribing to the comment feed for this post.

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas sur ce blog tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

publicité

Notre Équipe

Jean-Philippe CiprianiJean-Philippe Cipriani

Jean-Philippe Cipriani est chroniqueur littéraire à la radio de Radio-Canada. Il a été journaliste à la télévision, à la radio et au web de Radio-Canada pendant plus de 10 ans, affecté notamment à l’économie, aux sports et aux nouvelles générales. À Télé-Québec, il a été scénariste pour la série documentaire Au nom du sport et journaliste à l’émission Le droit de savoir. Il a aussi été chef des nouvelles au Huffington Post Québec.


Martin BisaillonMartin Bisaillon

Martin Bisaillon détient une maîtrise en histoire portant sur la Révolte de Cronstadt. Il a été professeur avant de se tourner vers le journalisme. Après avoir été recherchiste à la SRC, notamment à Zone Libre, il a oeuvré comme pigiste et écrit quatre livres dont les best sellers «Le Perdant» et «L'Infiltrateur». Entré au Journal de Montréal en 2005, il y a fait de la nouvelle générale et des faits divers avant d'obtenir un poste permanent à la section économique où il s’est spécialisé dans les grands dossiers. Il a ensuite participé au site web RueFrontenac.com à titre de journaliste économique et critique de cinéma. Son dernier scoop portait sur le contrat du renouvellement des wagons du métro de Montréal. Après un bref passage en politique, il travaille présentement en production télévision, chez Aetios. Les opinions qu'il émet sur ce blogue n'engagent que lui.


Cédric LizotteCédric Lizotte

Cédric Lizotte est un journaliste montréalais touche-à-tout. En plus de l’actualité, il se passionne pour les nouvelles technologies, le voyage, la gastronomie, les sports et la musique indépendante. Il est passé par les salles de nouvelles de Radio-Canada, de l’Agence QMI et du journal Métro avant de s’installer en tant qu’édimestre chez MSN.



En vidéo